Déclaration finale du Festival pour la Paix en Colombie – Mémoire et Justice sociale

Logo sin fondo

Message à la société colombienne et à la communauté internationale

Notre Festival se termine et nous souhaitons exprimer notre joie et notre satisfaction profonde car nous constatons que nos voix et nos mains sont nombreuses et multiples : Nous nous rassemblons dans cette volonté irrépressible d’avancer vers un processus de construction de la Paix en Colombie

Cet appel constitue un impératif dans un pays où le conflit armé le plus long de l’hémisphère occidental, qui dure depuis plus d’un demi siècle, a laissé un impact de plus de 220.000 morts, 25.000 disparus et environ 6 millions de déplacés, ce qui fait de la Colombie le pays qui a le plus fort taux de déplacement interne dans le monde, sans compter le déplacement à l’extérieur du pays, sachant qu’un réfugié sur six dans le monde est colombien et que 52% d’entre eux sont des mineurs.

Nous savons que la tâche n’est pas facile et que le chemin est long. Nous savons que la paix exige que cesse la confrontation guerrière, même si elle ne se résume pas à cela. Nous savons aussi que les voix, les visages et les victimes invisibles du conflit sont innombrables. Nous savons que, parler de paix n’est pas seulement une affaire conjoncturelle et qu’il nous faudra affronter le défi d’engendrer une transformation profonde des origines, des ramifications et des séquelles multiples de la guerre.

Aujourd’hui, après ces trois jours où nos sensibilités ont été touchées par la musique, la danse, le théâtre, la photographie, la peinture, le cinéma, le débat, la gastronomie et par l’ensemble des expressions qui ont eu lieu au cours de ce Festival, nous insistons sur le fait que Vivre dans un pays en paix, implique un exercice de mémoire historique et collective. Pendant ces journées qui coïncidaient avec la commémoration de la mort de Camilo Torres, nous avons insisté sur la défense de la pensée critique, sur le droit nécessaire pour l’opposition, propre d’un pays qui voudrait s’affirmer démocratique, où l’existence de prisonniers politiques est inacceptable et où toutes les conditions nécessaires pour le plein exercice des libertés démocratiques sont garanties.

Dans ce désir collectif d’avancer dans la construction d’un pays avec justice sociale et en paix, nous manifestons notre préoccupation et notre rejet face aux menaces dont souffrent différent-e-s acteurs et actrices des secteurs de la société colombienne : Parmi eux, les dirigeantes et dirigeants paysans, les peuples indigènes, les communautés afro-descendantes, les étudiants, les journalistes, les leaders des mouvements sociaux et politiques, les maires, les parlementaires et les défenseur-e-s des droits humains.

En affirmant la nécessité d’une solution politique négociée au conflit, nous soutenons le processus de paix qui se déroule actuellement à la Havane et, conformément à ce qui a été exprimé dans les différents débats du Festival, nous considérons qu’il est nécessaire d’ouvrir et développer les dialogues entre le gouvernement et la guérilla de l’ELN.

Il est indispensable de créer des processus qui élargissent et favorisent les garanties de l’exercice des droits et des libertés démocratiques, essentiellement avec la participation sociale et politique des jeunes, des peuples indigènes, des femmes et de tous les secteurs de la société colombienne.

Cependant, dans une société qui doit apprendre à écouter les femmes, l’affirmation selon laquelle “le féminisme n’a tué personne et le machisme, si“, nous invite, que ce soit dans le contexte de la guerre comme dans la perspective de son dépassement, à une réflexion permanente et à un travail quotidien et collectif qui dévoile les injustices contre les femmes, qui rende l’impunité inacceptable et qui reconnaisse leur rôle indispensable dans les transformations sociales, politiques, économiques et culturelles dont la Colombie a besoin.

Nous rêvons d’un pays qui arrête dès maintenant les confrontations armées. Le cessez-le-feu bilatéral qui s’impose dans le contexte actuel est une clameur pour le droit à la vie, des communautés et de la population civile. De même, nous exigeons que cessent les répressions contre les mobilisations citoyennes ainsi que le respect et des garanties au droit de manifester, que nous devons tous défendre, en tant que colombiens et colombiennes, ou en tant qu’acteurs et actrices de la communauté internationale.

Nous considérons que, même si ce Festival se termine aujourd’hui, notre effort pour contribuer à la transformation démocratique du pays ne s’arrête pas là. Nous continuerons à travailler et nous invitons à continuer à avancer, avec la participation de tous les secteurs, vers la construction d’un Colombie en Paix, avec Justice Sociale. Nous continuerons à insister pour que ce message arrive loin, qu’il parvienne dans toutes les régions de Colombie, qu’il se développe toujours plus dans le continent américain et qu’il continue à traverser les frontières.

Nous invitons à ce que ce Festival soit une inspiration qui encourage des initiatives collectives nouvelles et variées pour la Paix de la Colombie.

Nous remercions tout-e-s les actrices et acteurs de ce festival, tous les secteurs, institutionnels ou non-institutionnels, organisés ou non-organisés, toutes les volontés qui nous ont accompagné et qui se sont rassemblées dans cette initiative collective : Les artistes, les collectifs, les associations, les citoyennes et citoyens, colombiens, français et du monde, la solidarité des pays d’Amérique Latine et d’Europe, dont nous remercions aussi la présence à travers leurs ambassadrices et ambassadeurs, ainsi que tous les messages et salutations qui sont arrivés à notre Festival.

Mille mercis à toutes celles et à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont permis que ce Festival pour la Paix – Mémoire et Justice Sociale soit possible.

Vive la Paix en Colombie !

Montreuil, France. 14-15-16 février 2014

Flayer para internet

Advertisements

Declaración final del Festival Por la Paz en Colombia – Memoria y Justicia social

Logo sin fondo

Mensaje a la sociedad colombiana y a la comunidad internacional

Con motivo de la clausura de nuestro Festival, queremos expresar un gran sentimiento de alegría y satisfacción tras constatar que somos muchas y múltiples las voces y las manos que nos sumamos a la voluntad irrefrenable de avanzar hacia un proceso de construcción de la Paz en Colombia.

Este llamado, se constituye en un imperativo en un país con el conflicto armado más largo del hemisferio occidental, cuyo impacto ha dejado, desde hace más de medio siglo, más de 220.000 muertos,  25.000 desaparecidos y alrededor de 6 millones de desplazados haciendo de Colombia el país con el más alto índice de desplazamiento interno en el mundo además del desplazamiento externo, donde 1 de cada 6 refugiados en el mundo es colombiano y se estima que el 52 %  son menores de edad.

Sabemos que la tarea no es fácil y que el camino es largo. Sabemos que la paz exige detener la confrontación bélica aunque claramente no se restrinja a ello. Sabemos que también son incontables las voces, los rostros y las víctimas invisibles del conflicto. Sabemos que hablar de la paz, no se trata de un simple asunto coyuntural sino que nos enfrentamos al desafío de generar una transformación profunda de los orígenes, de las ramificaciones y de las secuelas múltiples de la guerra.

Hoy, después de estos tres días que removieron nuestras sensibilidades a través de la música, del baile, del teatro, de la fotografía, de la pintura, del cine, del debate, de la gastronomía y de todo el conjunto de expresiones que tuvieron lugar en este Festival, insistimos en que vivir en un país en paz implica ejercicios de memoria histórica y colectiva.  Por estas fechas que coinciden con la conmemoración de la muerte de Camilo Torres, insistimos en la defensa del pensamiento crítico, del necesario derecho a la oposición propio de cualquier país que quiera afirmarse democrático en donde es inaceptable la existencia de presos políticos y en el cual se brinden todas las garantías necesarias para el ejercicio pleno de las libertades democráticas.

En este deseo colectivo por avanzar en la construcción de un país con justicia social y en paz, manifestamos nuestra preocupación y rechazo frente a las amenazas que vienen sufriendo distintos actores, actoras y sectores de la sociedad colombiana: entre ellos lideresas y líderes campesinos, pueblos indígenas, comunidades afrodescendientes, estudiantes, periodistas, dirigentes de movimientos sociales y políticos, alcaldes, parlamentarios y defensoras y defensores de los derechos humanos.

En nuestro respaldo a una salida política y negociada al conflicto, apoyamos el proceso de paz que se adelanta actualmente en la Habana y, conforme a lo expresado en los distintos debates del Festival, consideramos que es necesario iniciar e impulsar los diálogos entre el gobierno y  el ELN.

Es indispensable generar procesos que amplíen y favorezcan las garantías de ejercicio de los derechos y las libertades democráticas y esencialmente de la participación social y política de las juventudes, de los pueblos indígenas, de las mujeres y de todos los sectores de la sociedad colombiana.

Ahora bien, en una sociedad que debe aprender a escuchar a las mujeres, la afirmación según la cual “el feminismo no ha matado a nadie pero el machismo si”, nos remite, tanto en el contexto de la guerra como en una perspectiva de superación de la misma, a una reflexión permanente así como a una labor cotidiana y colectiva que devele las injusticias contra las mujeres, que vuelva inaceptable la impunidad y que reconozca su rol insoslayable en las transformaciones sociales, políticas, económicas y culturales que Colombia requiere.

Soñamos con un país que desde ya detenga las confrontaciones armadas, el cese al fuego bilateral que se impone en el actual contexto es un clamor por el derecho a la vida, de las comunidades y de la población civil. Así mismo exigimos el cese de las represiones a las movilizaciones ciudadanas así como el respeto y las garantías al derecho a la protesta que debemos defender tanto colombianos como demás actores de la comunidad internacional.

Consideramos que, si bien este Festival concluye hoy, nuestro empeño por aportar a la transformación democrática del país no se detiene. Seguiremos trabajando e invitamos a seguir avanzando con la participación de todos los sectores hacia la construcción de una Colombia en Paz, con justicia social. Seguiremos insistiendo en que este mensaje llegue lejos, que llegue a todas las regiones de Colombia, que sea promovido cada vez más por el continente americano y que siga trascendiendo fronteras.

Invitamos a que este Festival sea una inspiración que incentive nuevas y variadas iniciativas colectivas por la Paz de Colombia.

Agradecemos a todos los actores, actoras y sectores,  institucionales y no institucionales, organizados y no organizados, a todas las voluntades que nos acompañaron y se sumaron a esta iniciativa colectiva: artistas, colectivos, asociaciones, ciudadanas y ciudadanos colombianos, franceses y del mundo así como a la solidaridad de países de América latina y de Europa, por lo cual también agradecemos la presencia de los diferentes países, a través de sus embajadoras y embajadores y de los distintos saludos y mensajes allegados a nuestro Festival.

Nuestros agradecimientos a todas y a todos quienes de una u otra manera contribuyeron a hacer posible este Festival por la Paz Memoria y Justicia Social.

¡Viva la paz en Colombia!

Montreuil, Francia.

14, 15 y 16 de febrero de 2014.

Flayer para internet

Poètes pour la Paix

Le dimanche 16 février au matin, réunion du cercle des poètes autour de l’installation chamanique de Gustavo Nieto

Mapa_rio_magdalena_(1824)

Lectures :

Yekta (Francia), Registre des ombres, poèmes.

Francis Coffinet (Francia), poèmes de son ouvrage “Embassades du vide”.

Isabelle Lagny (Francia) lecture des poèmes de son ouvrage “pas encore raconté”.

Salah Al Amdani (Irak) poème : Bagdad à ciel ouvert.

Jorge Torres Medina (Colombie), – Une extermination, un fleau, Tosigo, Poison, poèmes.

Jorge Galvez, – (Colombie), Un guerrero total, poème.

Julian Rodriguez Quiroz, (Colombie), – Grito, Poème.

Mario Wong, – (Peru), Amaru, poème.

Avec la participation amicale des éditions “L’Oreille du Loup” et des lectures de Miryam Montoya – Voir : http://loreilleduloup.blogspot.fr/

L’ouverture du Festival

Chers amis,

Madame l’ambassadrice de la République du Nicaragua, Ruth Tapia Roa, Monsieur l’ambassadeur de l’Etat Plurinational de Bolivie, Jean Paul Guevara Avila, Monsieur l’ambassadeur de la République du Salvador, Francisco Galindo Velez et son épouse, Monsieur l’ambassadeur de la République de l’Equateur, Carlos Alberto Jativa Naranjo, Madame la chargée des affaires de l’ambassade de la République Bolivarienne du Venezuela, Gabriela Jaramillo, Monsieur l’ambassadeur du Royaume de Norvège, Tarald Osnes Brautas. Chers Patrice Bessac, membre de la coordination nationale du Parti Communiste français, Guillaume Beaulande, responsable des relations internationales du Parti de Gauche. Chers amis français, frères latino-américains. Chers collectifs, associations, artistes, poètes que nous avons l’honneur d’accueillir aujourd’hui,

Merci au nom des organisateurs du Festival, merci au nom de toutes ces volontés réunies aujourd’hui qui ont permis que s’ouvre en ce samedi 15 février un espace de partage, d’échange dans ce lieu mythique : la Parole errante.

Cette initiative, née d’une réunion d’idées, de générations et de sensibilités s’est construite autour d’une même volonté : la Paix en Colombie – Mémoire et Justice Sociale.

Avant d’initier ensemble ces deux jours de parcours, attardons-nous sur le pourquoi d’un Festival pour la paix en Colombie ?

En 1964, le prêtre et sociologue colombien Camilo Torres créa la première commission de paix afin d’éviter que se déchaîne le conflit que nous vivons aujourd’hui. Il n’eut en réponse que la persécution, la stigmatisation et la répression. Surgirent alors les organisations insurgées : d’abord les FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie) puis l’ELN (Armée de Libération Nationale). Camilo Torres qui se vit forcé de rejoindre la guérilla, trouva la mort le 15 février 1966, il y a exactement 48 ans aujourd’hui.

Nous sommes à ce jour à la 4ème tentative de paix, dont la dernière, dans le Caguán, il y a plus de dix ans déjà. Nous portons le poids de ces expériences frustrées, mais aujourd’hui, avec l’apprentissage, nous voulons exprimer notre fidèle attachement au dialogue et à une solution politique du conflit.

Le 18 octobre 2012 les négociations entre le gouvernement colombien et les FARC s’installent officiellement à Oslo et prennent comme fondement un « Accord pour la fin du conflit et la construction d’une paix stable et durable ». Ces négociations bénéficient de l’appui de Cuba et de la Norvège ainsi que de l’accompagnement du Venezuela et du Chili. L’agenda qui se dessine a pour objectif d’aborder cinq points essentiels :
– La politique de développement agraire intégral
– La participation politique, garantissant l’exercice et la participation de l’opposition politique
– La fin du conflit : Le cessez-le-feu et la réincorporation des FARC dans la vie civile
– La solution au problème des drogues illicites
– Victimes. Réparation et vérité
Le sixième point se donne pour objectif l’implémentation de tous les points convenus. Le rôle de la communauté internationale apparaît ici très important.

Ce processus dès le départ a signifié, pour nous les colombiens, un nouvel espoir, une profonde espérance. Les avancées, lors de la discussion du premier accord, puis du deuxième nous encouragent. Dans ce même sens, il est nécessaire que le gouvernement colombien accepte l’initiation de dialogues de paix avec l’ELN et qu’un cessez-le-feu soit effectif.

Les difficultés depuis le début des négociations n’ont jusqu’ici pas été absentes et nous savons que l’issue politique ne sera pas des plus aisées. Nous sommes confrontés à un double discours de la part du gouvernement colombien qui parle de paix mais qui en même temps approuve la guerre. Les obstacles que représentent certains secteurs de la société colombienne ne font que rappeler la constante délégitimation et violence qu’ont toujours subi les forces d’opposition et les oubliés de cette terre.

Le conflit que nous vivons, que nous subissons doit être compris non seulement comme un conflit armé mais comme un conflit social et politique. La paix ne sera pas le simple fait du silence des fusils, mais de la recherche d’une solution aux causes de celui-ci.

L’implication et la mobilisation populaire reviennent alors nous surprendre et jeter les bases sociales de cette paix, élargissant même le discours à la Havane… la mobilisation historique du 9 avril 2013 pour crier la paix, les plus de 40 jours consécutifs de mobilisations paysannes en août, la manifestation massive contre la destitution du maire de Bogota, en décembre.

L’éveil des femmes, des paysans, des ouvriers, des étudiants… tous marchant pour la paix. Ce sont eux les protagonistes, nous sommes les protagonistes de cette Colombie que nous voulons, de laquelle nous rêvons !

Un rêve nous réunit, le rêve d’atteindre pour cette Colombie qui est la nôtre, pour l’émeraude d’Amérique, pour notre peuple, la paix tant souhaitée. Ce sont plus de cinquante ans de guerre, de conflit : Que les fusils se taisent ! Que l’on pose les armes ! Que la guerre fratricide cesse ! Que notre Amérique se transforme définitivement en un territoire de paix !

Ce message plein d’espoir est celui que nous voulons faire parvenir en Colombie depuis la France, depuis l’Europe.

Durant ces jours du Festival, grâce à la participation et à l’apport actif d’artistes et de créateurs reconnus, de poètes, d’hommes et de femmes de bien, de travailleurs, d’étudiants, de professionnels, nous pénétrerons dans l’histoire d’un drame, un drame qui a coûté la vie de millions, provoqué de la souffrance, des larmes, de la misère.

Nous avons le devoir de mémoire mais aussi celui de rêver en un futur où les eaux soient à nouveau aussi limpides que celles de Macondo, à cette époque lointaine, où de nombreuses choses n’avaient pas de nom et où pour les mentionner, il fallait les effleurer du doigt.

Mémoire.

Au rythme des expositions photographiques, au cri d’un poème anonyme récité au sein du cercle des poètes, à l’écoute d’un témoignage douloureux survenu dans un endroit perdu de la géographie de cette tendre Colombie, arrivera peut-être l’appel criant que l’artiste modèle sur sa toile. Cet appel clamant pour la Justice Sociale qu’attend le peuple, jaillissant du fond des cachots, des sans-voix, des disparus, des déplacés.

Il est onze heures du matin à Montreuil, en France. A cette heure, Abiayala semble encore dormir dans l’attente des rayons de soleil d’un nouveau jour : Que lorsque le jour se lèvera, sa brise matinale apporte les vents de paix, de mémoire et justice sociale du Festival, et délivre notre message. Que vive la Paix en Colombie !

Du jazz au festival ! Duo Quintero Meluk

Samedi 15 février à 16h30 au Festival pour la Paix en Colombie – Mémoire et Justice Sociale : Duo Quintero/Meluktn_guitares renaissance 022Ivan Quintero et Nicolas Meluk se sont rencontrés en 2007 sur les bancs de l’American School of Modern Music. Depuis leur rencontre ces deux guitaristes colombiens, réunis par l’amour de la musique, n’ont cessé de prendre du plaisir à jouer ensemble. Aujourd’hui ils proposent une musique empreinte d’influences multiples, au carrefour entre le jazz et la musique latine tout en mêlant tradition et modernité. On espère vivement que la musique vous fera vibrer tout comme ce duo fait vibrer les six cordes de la guitare.

Samedi 15 février matin

A 10h00 : Ouverture des portes, discours et salutations…

A 11h00 :  La compagnie théatrale “Les Ménades”nous présente la “Oración por la Paz” de Jorge Eliécer Gaitan. Avec Carlos Marulanda et Leslie Salomon, mis en scène Par Coralie Pradet.

http://www.cielesmenades.fr/les-projets/

Ce Discours pour la Paix a été lu le samedi 7 février 1948 à Bogotá par Jorge Eliécer Gaitan, 2 mois avant son assassinat, à l’occasion de la Marche du Silence, devant plus de 100 000 personnes rassemblées sur la Place de Bolivar. L’année dernière, le 9 avril 2013, de  nouvelles multitudes se sont regroupées sur cette place…

De 11h30 à 14h00. Musique avec Jorge López et la Harpe llanera de Quintin. Puis performance de Tito Diez : “A donde van los desaparecidos?”

Desaparecidosya

Origines et Mémoires du conflit armé

Le premier débat du Festival commencera le samedi 15 février à 14h00 sur le thème : Origines et Mémoires du Conflit armé.

Il s’agira de caractériser les origines du conflit armé, social et politique dont souffre le peuple colombien à travers la mémoire historique en identifiant ses causes politiques, économiques et sociales.

Car, comprendre les origines du conflit colombien est nécessaire pour réfléchir aux moyens de le surmonter et de construire une paix qui ait pour principes la justice sociale, la souveraineté et la démocratie.

Avec :

  • Alfredo Molanoalfredo_molano_bravoEcrivain, sociologue et journaliste colombien. Dans son travail, il cherche à démêler les origines et l’évolution de certains phénomènes sociaux vécus particulièrement par des minorités sociales. Il décrit des événements contemporains en se concentrant sur des questions telles que l’éducation, la violence, la diversité dans la construction symbolique qui marque l’histoire du pays. Ses écrits proviennent des entretiens avec des personnes rencontrées dans tout le territoire colombien.
  • Maria Valencia mariavalenciaArchitecte, experte en rénovation urbaine, elle a été secrétaire à l’Habitat de la Mairie de Bogotá. Elle est également cinéaste et a filmé plusieurs documentaires comme “Gaitan SI!” à propos de son grand-père Jorge Eliécer Gaitan.
  • Hernando Calvo hernando calvo2Journaliste et écrivain colombien résidant en France, collaborateur du Monde Diplomatique, il est notamment auteur de “Colombie.  Derrière le rideau de fumée. Histoire du terrorisme d’Etat”, Le Temps des cerises, Paris, 2008.

Droits humains et Justice sociale

Le samedi 2 février, le 2ème débat commence à 18h30 sur le thème : Droits humains et Justice Sociale, avec la problématique suivante :

Les Droits Humains et la Justice Sociale sont des composants essentiels pour la construction d’une paix véritable et durable. Quel a été leur impact dans les processus de paix antérieurs ? Quel est, ou devrait être, leur poids dans les accords qui se négocient actuellement et, particulièrement, dans le processus de construction de paix qui s’ouvrirait avec l’arrêt du conflit ?

Avec :

  • Henry Ramirez Soler henry ramirez soler  Prêtre clarétien, militant des droits humains, philosophe, Henry Ramirez Soler est avant tout un défenseur de la dignité humaine. Toujours en recherche de stratégies de paix et de protection du territoire, il essaie sans relâche de faire la lumière sur la réalité quotidienne des populations colombiennes les plus vulnérables.
  • Daniel Garcia Peña daniel garcia-peñaProfesseur du Département de Sciences Politiques de l’Université Nationale de Colombie, historien, journaliste et homme politique colombien.  Haut-Commissaire pour la Paix durant le gouvernement d’Ernesto Samper. Directeur de Planeta Paz. Il assume actuellement la fonction de Consul de Colombie en France.
  • Valérie Técher qui représentera l’Association France Amérique Latine  et Régis Bar, coordinateur “Amérique Latine” de Amnesty International-France

                                   logo fal                                   amnestyintl.logo_.2

1 – Résistances et Construction de Paix

Le dimanche 16 février, le premier débat sur le thème “Processus de résistances et Construction de Paix” débutera à 12h00.

Il s’agira de contribuer à la visibilisation des communautés qui ont du résister à la violence, aux déplacements forcés et aux traumatismes provoqués par le conflit armé en Colombie. Ces communautés ont un rôle crucial à jouer dans la construction de la paix par leurs formes originales de résistance à partir de leurs pratiques quotidiennes.

Nous chercherons à créer un échange chaleureux entre les intervenants et le public d’une Colombie isolée et invisible dans le contexte de guerre actuel.

Avec :

  • Maurice Lemoine. maurice-lemoine-le-monde-diplomatSpécialiste de l’Amérique Latine et ancien rédacteur en chef du Monde Diplomatique, Maurice Lemoine s’est rendu en Colombie pour la première fois en 1973. Depuis, il y retourne régulièrement pour suivre et analyser le conflit. Son dernier roman “Sur les eaux noires du fleuve” (paru en 2013) fait vivre de l’intérieur cette guerre sans merci, avec un très grand réalisme, et apporte l’éclairage permettant de comprendre les dessous de l’actuelle négociation de paix.
  • L’intervention pré-enregistrée de  Celia Umenza pour l’ACIN (Association des Chapitres Indigènes du Nord du Cauca)guardia indigena Mouvement indigène pour la défense de l’unité, la culture et la terre. Créée en 1994, l’association regroupe 14 cabildos (chapitres) et 16 resguardos (réserves).
  • L’intervention pré-enregistrée d’Edilia Mendoza Roa de l’ANUC-UR (Association Nationale des Usagers Paysans – Unité et Réconciliation)edilia mendoza L’ANUC-UR est un syndicat de travailleurs agricoles sans terre et de petits propriétaires. Créé en 1967 pour exiger une réforme agraire en Colombie, ils se battent actuellement contre le conflit armé qui les déplace en masse.         

2 – Voix de femmes en Résistances et Construction de Paix

En Colombie comme dans la plupart des pays du monde, les femmes ne sont pas assez présentes dans la prise de parole publique, ni dans les « grands débats » nationaux. Pourtant, les femmes sont là : elles tissent les liens que la guerre a détruit, elles recréent des mondes à partir des décombres.

Aquelarre est un groupe de militantes féministes qui souhaite contribuer à rendre visibles ces expériences. Elles veulent partager avec le public le travail que de très nombreuses femmes colombiennes réalisent en vue de construire une société un peu plus aimable.
Ce dimanche 16 février, elles animeront le deuxième débat sur le thème des “Processus de Résistance et de Construction de Paix” qui débutera à 15h00.

Avec :

  • Olga L Gonzálezolga gonzalezOlga L.Gonzalez est sociologue, chercheure associée à l’Urmis – Université Paris Diderot. Ses principales recherches portent sur les migrations, les drogues et la violence homicide en Amérique latine. On peut consulter plusieurs de ses publications sur le site : http://olgagonzalez.wordpress.com/. Olga L Gonzalez est également membre du groupe Aquelarre, lequel établit des liens de solidarité avec les femmes colombiennes.
  • Les Constituant-e-s pour la Paix avec Justice Sociale. Constituyentes por la PazCe rassemblement de 1500 organisations présentes sur tout le territoire colombien est une organisation nationale pour la participation citoyenne dans la vie politique afin de construire une vraie démocratie en Colombie. Leur slogan : “Le dialogue est le chemin vers la paix”.
  • La Route Pacifique des Femmes. ruta pacifica mujeresMouvement féministe très impliqué dans la recherche d’une solution politique négociée au conflit armé, qui travaille dans tout le pays pour le droit à la vérité, à la justice et à la réparation pour les victimes de guerre.
  • L’intervention vidéo (pré-enregistrée) de Florence Thomas.
    Française de naissance et colombienne de coeur, Florence vit à Bogotá depuis plus de quarante ans. Elle est écrivaine, professeure d’études de genre à l’Université Nationale et consultante de nombreuses ONG en Colombie. Elle est l’une des féministes les plus reconnues du pays.